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Le dalaï-lama est un lama reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibet et il est devenu le chef temporel (politique) du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu'à la première moitié du XXe siècle, puis chef de l'Administration centrale tibétaine encore à ce jour.

Histoire des dalaï-lamasModifier

En 1447, Gedun Drub (1391-1474), considéré rétrospectivement comme le premier dalaï-lama, fonde le Monastère de Tashilhunpo à Shigatse, une des plus grandes Universités monastiques de l'Ecole Gelugpa.

Les dalaï-lamas suivants sont considérés comme ses réincarnations successives. Mais c'est en réalité seulement son deuxième successeur, Sonam Gyatso (1543–1588) qui reçut des Mongols le titre de dalaï-lama, sans avoir encore de pouvoir autre que spirituel; et c'est seulement à partir de 1642, sous le 5e d'entre eux, Lozang Gyatso (1617-1682), que les dalaï-lamas devinrent, avec les régents et le gouvernement tibétain, les principaux dirigeants politiques du régime théocratique tibétain, à la suite du règne des Phagmodrupas, une lignée Kagyupa, succédant au règne des Sakyapas, remplaçant la Royauté du Tibet. C'est aussi Lozang Gyatso qui installa sa capitale à Lhassa.

Sous le 13e dalai lama, Thubten Gyatso (1876-1933), l'armée britannique envahit le Tibet entre 1904 et 1908, puis se retira. En 1913, le dalaï-lama édita une proclamation réaffirmant l'indépendance du Tibet. Le Tibet et la Mongolie ont reconnu mutuellement leur indépendance respective. A l'époque du 14e dalai lama, Tenzin Gyatso (1935), après une guerre sino-tibétaine, l'armée populaire de libération a envahi le Tibet en 1951. Le dalaï-lama resta au Tibet jusqu'en 1959, date à laquelle il fut contraint de s'exiler en Inde, après le soulèvement tibétain de 1959.

Liste des dalaï-lamasModifier

  • 1391-1474 : 1er dalaï-lama, Gedun Drub
  • 1475-1542 : 2er dalaï-lama, Gedun Gyatso
  • 1543-1588 : 3e dalaï-lama, Sonam Gyatso
  • 1589-1616 : 4e dalaï-lama, Yonten Gyatso
  • 1617-1682 : 5e dalaï-lama, Lozang Gyatso , « le Grand Cinquième »
  • 1683-1706 : 6e dalaï-lama, Tsangyang Gyatso , le seul à avoir refusé une vie de moine
  • 1708-1757 : 7e dalaï-lama, Kelzang Gyatso
  • 1758-1804 : 8e dalaï-lama, Jamphel Gyatso
  • 1806-1815 : 9e dalaï-lama, Lungtok Gyatso
  • 1816-1837 : 10e dalaï-lama, Tsultrim Gyatso
  • 1838-1856 : 11e dalaï-lama, Khendrup Gyatso
  • 1856-1875 : 12e dalaï-lama, Trinley Gyatso
  • 1876-1933 : 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso "" Le Grand Treizieme ""
  • 1935-aujourd'hui : 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso

Aspects théologiques et spirituels Modifier

Le dalaï-lama est un moine de l'école Gelugpa (dite des « bonnets jaunes »), une des quatre écoles du bouddhisme tibétain, fondée par Tsongkhapa (1357-1419).

Dalaï signifie « océan » en mongol, soit gyatso (rgya mtsho) en tibétain, « sagesse » étant sous-entendu. Quant à lama (bla ma), il signifie « maître spirituel » (guru en sanskrit).

Sur un plan spirituel, les dalaï-lamas sont considérés comme des émanations du bodhisattva de la compassion, Chenrezig en tibétain, Avalokiteshvara en sanskrit, Guanyin (觀(世)音 Guān (shì) yīn) en chinois. Les bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont choisi de renaître pour le bien de tous les êtres.

Les dalaï-lamas constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Après le décès d'un dalaï-lama, ses moines et maîtres spirituels, dont souvent le panchen-lama, engagent une enquête pour rechercher sa réincarnation. Les oracles, dont l'oracle d'état du Tibet, Nechung, sont consultés. Les enfants candidats sont interrogés pour rechercher des signes tels que la reconnaissance des possessions du précédent dalaï-lama. Le jeune tulku est alors amené à un monastère pour qu'il reçoive les Enseignements bouddhistes.

Le titre de cette lignée de tulkus fut donné par l'empereur mongol Altan Khan en référence au second nom, Gyatso, du troisième dalaï-lama, Sonam Gyatso. On dit que dès la seconde incarnation, l'enfant se souvenait de ses vies passées et des noms des dignitaires de l'entourage du premier dalaï-lama, Gendun Gyatso.

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